Presse

MusicWeb International
Stuart Sillitoe mai 2018

« […]The booklet also includes a short postscript by Yoann Moulin in which he discusses the idea behind the recording of these works. Yoann Moulin plays a modern copy of a Rückers instrument from 1615, towards the end of Sweelinck’s life and contemporary to the composition of these pieces. His playing is excellent throughout, his use of the instrument to get the best from this music is exemplary. From the pieces that display the lute-like character of the instrument to those which show it as an instrument for the keyboard virtuoso, his touch is perfect, as he colours each of the pieces well. This is an interesting and historically important issue as well as a very enjoyable and welcome addition to my collection. »

 

BBC MUSIC MAG
Michael Church

« […]’Emotion is formal and sentiment is architectural,’ [Yoann Moulin] writes gnomically, adding that its ‘disarming all-inclusiveness can echo within me with a deep mysticism’. That may be overegging the pudding, given the routine quality of the dances here, but other pieces possess a singular gravity and grace. Scheidt’s particular thing was sets of variations, in which he shows a Houdini-like ability to pursue his line through a labyrinth of passagework; his variations on the theme of a Palestrina madrigal attain real splendour at their close. Scheidemann is a master of expressive simplicity, best demonstrated by his treatment of Dowland’s famous ‘Pavana Lachrymae’. Meanwhile Scheidt’s inventive imagination is fired by the English lute song ‘Fortune my foe’, another melody beautified by Dowland. Yoann Moulin’s instrument is a replica of an early 17th-century Riickers which has a warm and noble sound – words which could equally well describe Moulin’s playing. »

PERFORMANCE **** RECORDING ****

 

Diapason
Philippe Ramin novembre 2018

« […] c’est à l’interprète qu’il revient de trouver la meilleure voie pour faire sonner une danse ou un ricercar à travers la divine tuyauterie ou sur des cordes pincées – domaine dans lequel excelle Yoann Moulin, aujourd’hui comme l’an dernier dans un splendide album Frescobaldi, rêveur et touchant. […] Yoann Moulin force l’admiration par une gestion tranquille de l’énergie et la concentration de son écoute en parfait accord avec le projet annoncé dans la notice. Cherchant un terrain commun entre mystique et action combinatoire, il referme le parcours sur l’immense fantaisie sur « Io son ferito lasso ». Par ses dimensions, par l’ampleur continuelle de ses lignes, ce chef d’oeuvre, où Scheidt jongle avec une infinité de cellules teintées de maniérismes chromatiques, semblait appeler l’orgue, ses tenues et ses possibilités de registration : mais le toucher et la concentration de Yoann Moulin, qui voit toujours très loin devant, le fondent sans dommage dans les résonnances d’un clavecin d’inspiration flamande, dont les deux jeux évoquent tantôt la délicatesse du luth tantôt la gravité du roi des instruments. »



Res Musica
Cécile Glaenzer 17 décembre 2018


« […]Le toucher sensible de Yoann Moulin, qui signe ici son deuxième album soliste, permet d’éclairer l’architecture complexe de ces pièces. Le magnifique clavecin de Philippe Humeau d’après Rückers est pour beaucoup dans la lisibilité de la polyphonie : un son ample et brillant dont l’excellente prise de son de Jérôme Lejeune nous restitue parfaitement tout le chatoyant. Nous attendons avec impatience les volumes suivants de cette nouvelle anthologie. »

 

Diapason
Philippe Ramin juin 2017
5 Diapasons

« Ce voyage à travers la musique de Frescobaldi en dit beaucoup sur les goûts et les passions d’un jeune claveciniste français encore discret, admiré par ses pairs pour son aisance quand il s’assoit au clavier et improvise comme d’autres respirent.[…] L’intermédiaire du clavier semble avoir proprement disparu. L’extrême souplesse du toucher, cette manière permanente d’arpéger nous plonge dans un lointain passé où la technique de clavier se devait de produire un effet proche des luths et autres théorbes. Particulièrement éloquente dans le Ricercare, dont les angles adoucis génèrent des rencontres harmoniques savamment floutées, cette distance poétique réussit également aux deux Partitas variées, où les accents de la dance émergent fugacement d’une matière résonnante, mais concluent sauvagement la Folia. Moulin fait le pari d’étirer les fameuses Cento Partite a un tempo d’une lenteur sans précédent au disque (plus de quatorze minutes, quand certaines versions passent allègrement sous la barre des dix); il le tient avec des qualités d’organisation structurelle remarquable. On admire autant la montée en puissance progressive, et il sait jouer du morcèlement qu’impose ce tempo.[…] En forme de clin d’oeil, une piste cachée en fin de disque referme le rideau de ce spectacle véritablement envoûtant sur l’ultime variation sopra Ruggiero. Il faudra suivre ce poète. »


Qobuz
SM  2 Juin 2017

« Au travers du programme de ce premier album, le claveciniste Yoann Moulin (un disciple d’Olivier Beaumont, de Kenneth Weiss, de Pierre Hantaï, de Skip Sempé et de Blandine Verlet, autrement dit un éventail de connaissances et d’expériences d’une extraordinaire ampleur) nous propose de découvrir la richesse et la diversité des langages qu’a expérimentés Frescobaldi tout au long de son œuvre.[…] Dans cette extravagante musique, moments lents et graves alternent avec des danses gaillardes et enjouées, tandis que le compositeur développe un langage toujours plus chromatique, plus dissonant, d’une puissance évocatrice qui tient constamment l’auditeur en haleine, tout en le perdant dans des méandres harmoniques qui durent faire sursauter bien des contemporains romains, toscans et florentins. L’interprétation de Yoann Moulin rend amplement justice à ce foisonnement. »


Jean-Christophe Pucek  17 Septembre 2017
wunderkammern.fr

« Continuiste recherché, le discret Yoann Moulin signe ici un premier disque soliste mieux que prometteur, accompli, et on salue d’autant plus sa réussite qu’il a choisi de se confronter aux œuvres d’un musicien qui requiert autant de distance pour analyser et se conformer à la rigueur de ses constructions que de capacités d’émancipation afin de ne pas s’y enfermer et de rendre justice à son irrépressible liberté. Doué d’un toucher d’une grande variété et d’une technique sans faille qui lui permet d’affronter crânement les difficultés de partitions souvent fort exigeantes en termes de virtuosité, le claveciniste domine si bien son sujet qu’il ne livre pas seulement une lecture à la fois minutieusement réfléchie et très engagée mais également – et surtout – éminemment personnelle. Qu’il s’agisse du choix de varier couleurs et densité sonore en utilisant alternativement un clavecin et un virginal ou de ne pas précipiter le tempo dans les vastes séries de variations sans qu’elles y perdent pour autant en tension et en éclat, tout révèle ici, en effet, un projet qui a subi un indispensable processus de maturation en prenant le temps de sonder les œuvres en profondeur afin d’en comprendre les secrets et de trouver l’angle d’approche le plus approprié pour en exalter les humeurs, les nuances, les parfums, les fulgurances. À la fois plein de sève et de sensibilité, s’ouvrant par instants sur une dimension plus inquiète et méditative, toujours soucieux de fluidité, de chant et ne concédant rien ni à l’esbroufe, ni aux modes du jour, ce récital de haut vol désigne Yoann Moulin comme un musicien à suivre avec la plus grande attention, et l’on sait gré à L’Encelade, qui semble avoir à cœur de mettre en lumière la richesse de l’école de clavecin français, de lui avoir donné la chance d’enregistrer ce disque. »


Le Babillard
Loïc Chahine 25 janvier 2018
le-babillard.fr

« Yoann Moulin excelle à faire parler la personnalité des deux instruments, sans pour autant donner l’impression d’une profonde disparité — car le disque brille par son homogénéité.Dès la Toccata Prima s’impose un jeu pas du tout « en dehors », pas du tout démonstratif — encore que le mot semble mal choisi, car, justement, Yoann Moulin démontre, conduit. Il faut écouter avec finesse, et l’on entend alors à quel point il comprend et fait comprendre la musique — telle note inattendue, par exemple, d’un micro-rien retardée pour la mettre en valeur… La variété délicate des articulation n’est jamais outrancière. Ainsi, les Cento Partite sopra Passacagli exploitent à plein les possibilités de l’instrument, mais sans faire la girouette à trop changer de registres. De la variété, oui ; de l’inconstance et de la volatilité, non. LesPartite sopral l’aria della Romanesca sont si libres, si peu engoncées dans leurs certitudes rythmiques qu’elles ressemblent presque encore à une toccata.Dans la Canzona Prima, Yoann Moulin passe avec une grande fluidité d’un style plus libre, plus déclamatoire — mais avec des « traits », des vocalises, si vous voulez —, à une plus grande rigueur rythmique, sans jamais faire entendre de rupture. La Canzon Quinta envoie la main gauche tinter dans des aigus stellaires sans rien d’agressifs, mais au contraire tout à fait enchanteurs. Les « foisonnements d’essais acoustiques », le « précieux héritage de timbres et de couleurs » dont parle Yoann Moulin dans la note d’intention du disque ne sont pas de vains mots : ils font une part de la saveur de cet enregistrement.Dans l’écrin d’une prise de son somptueuse, le claveciniste prête une attention constante à la résonance, à ne pas laisser le discours s’interrompre… Il s’étend, se distend même, mais en restant toujours en tension ; c’est-à-dire qu’il s’arrête un moment, mais ne se rompt pas — il plie, et se déploie.À tout moment, Yoann Moulin fait entendre les richesses de l’écriture ; il met en valeur les angles du discours sans le faire paraître hérissé de pointes. Un disque concentré, pesé, peut-être un peu austère de prime abord, parce qu’exigeant, mais profondément stimulant. »


The Consort
Douglas 
Hollick Juin 2018
https://www.dolmetsch.com

« This is an exemplary recording (…), and some of the best playing of Frescobaldi I have heard. It is an excellent introduction if you are new to this music. »